Kaur Kender

Les deux premiers romans de KAUR KENDER (né en 1971), La fête de l'indépendance (1998) et Le dieu yuppie (1999), ont battu en Estonie des records de vente, tout en suscitant des controverses par leur cynisme et leur violence. Ils mettaient en scène, pour la première fois dans la littérature estonienne, des personnages vulgaires et méchants, caricatures d'une certaine jeunesse de l'Estonie postsoviétique. Le style familier mais très enlevé, le dynamisme du récit ont séduit la plupart des critiques. Son troisième roman, Anormal (2000), dont l'action se déroule à Bangkok et à New York, présente un personnage plus attachant, en quête de lui-même et de l'amour. Check out (2001), renoue avec le cynisme et la vulgarité en décrivant (apparemment au premier degré) la vie de jeunes nouveaux riches tallinnois, faite de luxe facile, de drogue, d'alcool et de sexe.